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mercredi 14 août 2013

[CINEMA] Only God Forgives




 

Au rayon des films que j’ai vu il y a plusieurs mois et dont je n’ai pas encore parlé, on trouve « Only God Forgives » de Nicolas Winding Refn avec Ryan Gosling et Kristin Scott Thomas.

Comme beaucoup, je ne connais pas le cinéma de Nicolas Winding Refn (dont je n’arrive jamais à prononcer le nom par ailleurs), je ne connais que Drive. J’ai lu de nombreuses chroniques au sujet d’Only God Forgives, et elles se divisent en deux types de personnes : celles qui sont comme moi, et celles qui connaissaient déjà bien l’univers de Nicolas Winding Refn. En général, les premières n’ont pas vraiment aimé, et les secondes s’amusent de la réaction des premières. Quoi qu’il en soit, la question divise, et mon avis personnel à tendance à être entre les deux.

D’un côté, j’ai apprécié le film car j’ai admiré le travail de Nicolas Winding Refn concernant l’esthétique de son film. Les plans sont lents et beaux, vraiment beaux (même si parfois les scènes sont assez violentes). J’en ai pris pleins les yeux. J’admire les réalisateurs qui ont un univers bien arrêté et qui prennent soin de vraiment travailler selon leur vision du 7ème art. De ce travail de l’image ressort également une immense tension, palpable durant tout le film, d’autant plus que le silence presque omniprésent est très pesant. 


Cependant, sorti de cela, je n’ai pas vraiment accroché. Je trouve le film tellement esthétique qu’il en devient inabordable pour beaucoup, car l’histoire est quasi inexistante, ou plutôt réside dans les silences, les non dits, et c’est au spectateur de comprendre tous les sens cachés, de comprendre ce que le réalisateur a souhaité mettre en valeur. Et personnellement, ce genre de cinéma j’ai du mal. Je trouve que c’est bon pour le 7ème art, mais que ce n’est pas trop pour moi, et je trouve justement que dans « Drive » Nicolas Winding Refn avait trouvé l’équilibre parfait entre art et divertissement (je sens que cette dernière phrase va faire frémir d’horreur les fans de Nicolas Winding Refn, mais je n’ai peur de rien), mais qu’ici, on retombe dans une sorte de cinéma d’élite, où il faut connaître (et aimer) l’univers du réalisateur pour réellement apprécier le film. C’est un choix que je respecte, mais qui m’irrite parfois un peu quand même je l’avoue.

De plus, si Kristin Scott Thomas est stupéfiante dans ce film (avec un rôle de mère incestueuse ravissant), j’ai toutes les peines du monde à prendre la défense de Ryan Gosling, et pourtant ceux qui me suivent connaissent mon amour immodéré et arbitraire pour l’acteur. Mais dans le film, je trouve effectivement qu’il n’est pas très expressif, et pourtant d’habitude je le trouve au sommet de son art lorsqu’il a peu de texte et qu’il s’agit de tout faire passer par le regard. Mais là, rien.


En résumé, j’ai été séduite par l’esthétique du film, mais non seulement je ne conseillerai pas le film car je doute qu’il plaise au plus grand nombre, mais je ne le reverrai pas moi-même non plus.





lundi 22 avril 2013

[FILM] [CINEMA] [Coup de Cœur] The Place beyond the Pines.






Un film de Derek Cianfrance
Avec Ryan Gosling, Bradley Cooper, Eva Mendes et Rose Byrne.
Durée 2h20


Voici un film dont je voulais vous parler depuis un moment, puisque j’ai du le voir au cinéma il y a déjà un mois, mais le temps m’a manqué. Et il se trouve que j’ai saisi l’occasion de retourner le voir (c'est-à-dire que je me suis carrément plus ou moins incrustée dans la soirée ciné en amoureux d’un couple d’amis), ce qui fait que je peux rédiger cet article presque à chaud.

Je ne ferai pas de résumé de ce film, car je pense qu’il faut y aller sans aucun a priori, et surtout je pense qu’aucun bon résumé ne peut être fait sans trop en dire. J’en ai d’ailleurs fait les frais avant d’aller voir le film en parcourant la blogosphère. Cependant, si vous vous attendez à voir un film sur un mec qui braque des banques, je me dois de vous dire que non, ce n’est pas tout à fait ça.

Dans son précédent film, Blue Valentine, Derek Cianfrance s’intéressait aux relations de couple, nous dévoilant en parallèle le début et la fin d’une histoire d’amour.
Dans The Place beyond the Pines, il choisit de nous parler des relations pères/fils à travers plusieurs « couples », en particulier Gosling et son fils, et Cooper et son fils. Mais c’est également un film sur les conséquences de ses actes, et leur impact non seulement sur ceux qui les ont commis, mais aussi sur leurs proches. Enfin, c’est un film tout en nuances, qui montre les difficultés de cataloguer les personnes. Ainsi, Gosling incarne un braqueur de banque, mais n’est pas un mauvais garçon pour autant, et Cooper qui joue un policier n’est pourtant pas une personne exempte de tous reproches.





J’ai vraiment été très touchée par ce film et par la justesse des sentiments, et donc du jeu des acteurs. Ryan Gosling est fantastique, incroyable, tout ce que vous voulez. Alors oui, je ne suis pas la personne la plus objective qui soit concernant Ryan Gosling (surtout si on ajoute à cela que même en blond décoloré, avec un tatouage sur le visage, et vêtu de fringues improbables, je le trouve super craquant, mais c'est aussi du au fait qu'il tient un BEBE dans les bras), mais je crois que c’est l’un des films dans lequel je le trouve au sommet de son art.
Bradley Cooper n’est pas en reste, et joue un personnage que j’ai trouvé encore plus complexe, et vraiment intéressant. C’est sans nul doute un personnage clef, qui évolue à différents niveaux pendant le film. Et Bradley Cooper réussit à faire passer tout un tas de sentiments assez contradictoires, ce qui donne au personnage une pointe d’ambiguïté. Je ne peux malheureusement pas en dire plus. Mais cela me fait plaisir de voir Bradley Cooper incarner un tel rôle, car je pense que cela le sert plus que d’autres de ses précédents films qui ne lui permettent pas comme ici de montrer quel grand acteur il est (ce qui ne fait plus de doute pour moi depuis Silver Linings Playbook aka Hapiness Therapy).
Enfin, je ne suis pas la plus grande fan qui soit d’Eva Mendes (je ne lui ai jamais trouvé beaucoup d’intérêt en tant qu’actrice en fait), mais elle est elle aussi remarquable dans ce film, troublante de naturelle.
A ceux-là s’ajoutent Dane Dehaan et Emory Cohen. En ce qui concerne le premier, j’ai vraiment été bluffée, et il m’a vraiment énormément touchée par son jeu. Affaire à suivre. En ce qui concerne le second, il campe également extrêmement bien son rôle.
Tout cela me laisse à penser que Derek Cianfrance doit être un excellent réalisateur qui sait vraiment très bien diriger ses acteurs




Le seul bémol de ce film selon moi, c’est qu’il est un peu trop long, surtout certains passages. Du coup, l’ennui risque de pointer le bout de son nez pour certains spectateurs, et je le comprends parfaitement. D’ailleurs, c’est un film au rythme assez lent, qui prend le temps d’aller au bout des choses, et qui n’est pas forcément baser sur l’action (bien qu’il y en ait tout de même à plusieurs reprises), ce qui peut déstabiliser certaines personnes. Mieux vaut être prévenus avant d’y aller.

Je suis donc allée voir ce film deux fois. La première fois, les deux personnes avec qui j’étais n’ont pas vraiment apprécié le film, tandis que la seconde les deux personnes avec qui j’étais sont sortie aussi enthousiastes que moi. Quitte ou double donc.


Une chose est sûre en ce qui me concerne, c’est l’un de mes plus gros coup de cœur de l’année (je sais, nous sommes seulement en avril, mais je ne prends pas trop de risques en réalité)






mardi 26 mars 2013

Derniers films visionnés (7) : Une fiancée pas comme les autres / Echange Standard / Morning Glory





Une fiancée pas comme les autres – de Graig Gillespie / avec Ryan Gosling
Voici un film dont j’avais dit « jamais je ne le regarderai ! », et ce à cause du sujet même du film que je trouvais glauque. Et finalement, j’ai changé d’avis. Parce que Ryan.
L’histoire : Lars est un jeune homme timide et introverti, qui vit dans la dépendance de la maison de son frère et sa femme. Ces derniers s’inquiètent de voir Lars si seul et renfermé, c’est pourquoi, le jour où ce dernier leur apprend avoir rencontré quelqu’un, ils sont soulagés… jusqu’à ce qu’ils se rendent compte que la demoiselle en question est… une poupée gonflable.
Mon Avis : j’ai été très surprise par ce film qui est un très bon film. Un peu étrange et déconcertant, certes, mais absolument pas glauque comme je le craignais. Au contraire, il s’ dégage de ce film un fort sentiment de compassion, d’acceptation de l’autre et de tolérance. La manière dont tous les habitants du village jouent le jeu pour aider Lars est vraiment touchante. Ah, sacré Ryan.


Echange Standard – de David Dobkin / avec Ryan Reynolds et Jason Bateman
Plusieurs membres de ma famille avaient vu ce film et m’avait vanté ses mérites, en particulier l’un de mes frères qui aiment particulièrement les films à l’humour potache. Du coup, j’ai profité de la VOD familiale pour le voir à mon tour.
L’histoire : Il s’agit de deux bons copains, l’un est un joyeux acteur raté, fêtard et don juan (pour rester polie), l’autre est un avocat sur le point d’avoir une promotion, joyeux père de deux petits jumeaux. Un soir, ils urinent dans une fontaine et PAF, ils échangent leur corps.
Mon Avis : ce genre de film est un petit peu trop scabreux pour moi, c’est un fait. En particulier, je ne suis pas une grande fana de l’humour scato. Mais j’avoue, si on enlève quelques scènes, il s’agit d’une comédie assez drôle, qui m’a effectivement fait rire. Les rebondissements ne sont pas très originaux, mais fonctionnent assez biens pour que le spectateur passe un bon moment. Disons qu’il faut juste être conscient du niveau assez vulgaire des blagues avant de voir le film, histoire de ne pas être pris au dépourvu.


Mornig Glory – de Roger Michell / avec Rachel McAdams, Harrison Ford et Diane Keaton
J’avais été attiré par la bande annonce lors de sa sortie en salle, et je n’avais pas eu l’occasion de le voir. C’est désormais chose faite.
L’histoire : Une jeune femme se retrouve à la tête d’une émission matinale en panne d’audience, et doit faire avec les sautes d’humeur de ses présentateurs vedettes (j’ai le dont pour résumer de façon très succincte un pitch un brin plus compliqué).
Mon Avis : Il s’agit là d’une gentille petite comédie. Les acteurs sont très bons, et cela fait plaisir de les voir. Le tout est très mignon, mais sans plus. On ne peut pas vraiment dire que cette comédie sorte du lot, mais elle remplit plutôt bien son rôle sur le moment.

dimanche 24 février 2013

[CINEMA] [FILM] Gangster Squad de Ruben Fleischer / avec Sean Penn, Josh Brolin, Ryan Gosling, Emma Stone, etc.



 
Los Angeles, 1949. Mickey Cohen, originaire de Brooklyn, est un parrain impitoyable de la mafia qui dirige la ville et récolte les biens mal acquis de la drogue, des armes, des prostituées et – s’il arrive à ses fins – de tous les paris à l’ouest de Chicago. Tout ceci est rendu possible par la protection, non seulement des hommes de mains à sa solde, mais également de la police et des hommes politiques qui sont sous sa coupe. Cela suffit à intimider les policiers les plus courageux et les plus endurcis… sauf, peut-être, les membres de la petite brigade officieuse de la LAPD dirigée par les Sergents John O’Mara et Jerry Wooters qui, ensemble, vont tenter de détruire l’empire de Cohen.


Mon avis
Voici un film que j’attendais avec impatience, sans savoir s’il allait réellement me plaire ou non. Les films de gangsters, ce n’est pas franchement mon genre, mais la bande annonce m’avait bien plus, le travail de reconstitution et le traitement de l’image était alléchant et coloré (ce qui marche très bien avec moi), j’aime bien les films chorales, et oh, oui, détail sans grande importance, Ryan (AMOUR INFINI) Gosling œuvre dedans.
Verdict ? J’ai apprécié ce film pour de nombreux de ses aspects, sans pour autant avoir un coup de cœur intense (sauf pour Ryan), mais j’ai également été très étonnée et déçue par certains points. 


Commençons donc par ce que je qualifierai posément et simplement de : WTF ?!!!!??
En effet, je crois que l’award de la prestation la plus « WTF » revient à Sean Penn. Premièrement, c’est certes un acteur hyper connu, réputé talentueux et précédemment oscarisé, mais dans ce film, c’est une véritable caricature. Alors, à sa décharge, j’ai vu le film en VF, donc j’imagine que cela ne doit pas arranger les choses, mais quand bien même, que ce soit en VF ou en VO, il doit bien faire les mêmes mimiques de bouledogue. Je l’ai donc trouvé incroyablement mauvais, risible. C’est bien simple, on dirait qu’il a voulu imiter De Niro, mais comme les acteurs imitent en général De Niro pour le singer, et faire rire. Non, vraiment, mais que lui est-il arrivé ? Qu’est-ce qui lui a pris ? Pourquoi ?? (et les deux personnes avec lesquelles j’ai vu ce film sont du même avis)

Mais heureusement, Sean Penn n’est pas seul dans le film, il est donc possible de se plonger réellement dans l’histoire. Cette dernière, inspirée de faits réels, est somme toute classique mais je pense qu’on n’en demande pas plus à ce genre de film. Il y a pas mal d’actions, les personnages manquent peut être un peu de subtilité, mais dans les films de Gangster, a-t-on réellement le temps de jouer dans la finesse ? Non, il faut bien sauver cette ville bon sang ! Les rebondissements ne sont pas surprenants, mais sont là aussi efficaces pour que le spectateur ne s’ennuie pas, et le film a la bonne idée de se terminer quand justement on commence à se dire qu’il est l’heure de retourner dans le monde réel (même si franchement, on resterait bien davantage avec Gosling, mais bon, c’est une autre histoire)


 Comme je sens bien que je n’insiste pas assez sur le jeune et talentueux Ryan Gosling (oui lecteur, cette phrase est ironique), je vais lui dédier ce paragraphe pour vous expliquer pourquoi il est génial (avec des arguments pas toujours pertinents, sinon ce n’est pas drôle). Gosling tient ici le rôle d’un jeune beau flic désabusé et un peu alcoolique sur les bords, et il tient le rôle à ravir, même si je pense que ce n’est pas dans ce genre qu’il brille le plus et montre le plus son talent. Mais il est néanmoins excellent, porte magnifiquement le chapeau et le petit sourire en coin, fait preuve d’une classe folle, et crève l’écran (en particulier dans une scène que j’ai trouvé géniale). Oh, et j’adore quand il tape sur des méchants aussi, mais je n’ai pas trouvé une façon moins futile et midinette de le dire, donc je le dis comme ça. Du coup, il pique un peu la vedette à Josh Brolin, qui n’est pourtant pas mauvais. Et son duo avec Emma Stone fonctionne vraiment très bien, ce qui n’a rien d’étonnant, d’autant plus que la demoiselle est magnifique (sa robe rouge dans la première scène est tellement belle), et je trouve que ce genre de rôle est davantage dans ses cordes que celui qu’elle tient dans Spiderman (franchement, elle vaut mieux que Spiderman)

 
 J’ai eu l’occasion de voir ce film deux fois finalement (il fallait bien que j’accompagne mon chéri que ne l’avait pas vu), et ce il n’est peut être pas à la hauteur du genre, car parfois un peu trop cliché, mais c’est un divertissement agréable, amusant même, avec certains plans vraiment sympa, et une musique entrainante. Du coup, c’est quand même plutôt pas mal, et ce n’est pas grâce à Sean Penn.