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mercredi 18 septembre 2013

[LITTÉRATURE] [FLOP] L’Attrape-cœurs de J.D Salinger






Description de l’ouvrage (source Amazon)
Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J. D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d'oeuvre, " L'attrape-coeurs ", roman de l'adolescence le plus lu du monde entier, est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n'ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d'aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d'incertitude et d'anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.


Mon Avis
Voilà un moment que j’avais décidé de lire ce célèbre roman, et pour une raison que j’ignore, à chaque fois que je le retirais de ma PAL, je finissais par le reposer rapidement pour en choisir un autre. Finalement, je me suis jetée à l’eau, en grande partie parce que je voulais lire un roman de ma liste des « 1001 livres qu’il faut avoir lu dans sa vie ».
Et une chose est sûre, je n’ai pas aimé. Je dirais même que cette lecture m’a été un peu pénible. Le style pour commencer m’a rapidement horripilé, du coup j’ai eu du mal à m’intéresser au personnage et à ses pérégrinations. Il aurait mieux valu que je le lise en VO, à coups sûrs, mais je ne suis pas certaine que j’aurais davantage apprécié ma lecture. Je n’ai rien trouvé d’exceptionnel aux diverses péripéties, ni au message délivré par ce roman. Ce roman ne m’a pas touché, il ne m’a pas  parlé non plus. Je suis vraiment restée en dehors du début à la fin. Et je pense qu’à la fin, j’ai vraiment lu pour le finir, mais je n’en avais pas du tout envie.





mardi 2 avril 2013

[Littérature] La couleur pourpre d’Alice Walker





Présentation de l’éditeur.
Dans la grande tradition du roman sudiste, dénonçant l'oppression raciale et sexuelle dont étaient victimes les femmes noires, La Couleur pourpre fait date. Le livre raconte l'histoire de Celie et Nettie, deux sœurs, séparées à l'adolescence mais liées par un amour indéfectible que ne terniront pas les brimades et le mépris, les guerres et l'absence. Celie, mariée enfant à un homme violent, ne reçoit pas les lettres que lui adresse Nettie, devenue missionnaire en Afrique, car son mari les subtilise. Ignorant l'adresse de sa sœur, elle-même envoie ses lettres au bon Dieu. Une correspondance sans espoir de réponse... Une correspondance qui sauvera les deux femmes du désespoir... Ayant découvert l'amour dans les bras d'une amie de son mari, Celie parviendra-t-elle à se libérer de sa tragique condition ? C'est tout le sujet de ce roman poignant, mais d'où l'humour n'est pas absent, et qui fit assez sensation à sa parution pour obtenir les deux principaux prix littéraires américains, le Pulitzer et l'American Book Award, en 1983. Puis pour être ensuite porté à l'écran par Steven Spielberg avec le retentissement que l'on sait.


Mon Avis

Voici une lecture que j’ai beaucoup appréciée. Il faut avouer que j’ai un faible pour la littérature américaine, et particulièrement pour la littérature sudiste. Il était donc grand temps que je plonge le nez dans ce classique. J’ai été surprise au premier abord par la narration et sa grammaire particulière, mais qui se justifie parfaitement par l’éducation de la narratrice principale. De plus, cela permet d’entrer assez directement dans l’histoire, dans l’ambiance du roman, mais aussi dans l’intimité de la narratrice.

Il s’agit ici d’un roman épistolaire, où deux sœurs séparées depuis des années entretiennent une conversation à sens unique, et ne désespère jamais de se retrouver. C’est ce côté épistolaire qui m’a un peu ennuyé durant ma lecture. Il faut dire que sans faire exprès, j’ai enchainé pas moins de 3 romans dans ce genre, or, je n’aime pas trop cela. J’ai du mal avec le fait de vivre l’histoire avec un petit temps de décalage.
Cependant, cela n’enlève rien à la qualité du roman, qui traite un grand nombre de sujets et qui brosse un portrait symétrique de la condition des noirs en Amérique et en Afrique. Il traite également de relations familiales, de l’amour, de la différence, de l’émancipation, et surtout du sort de la femme. Bref, que des thèmes que je trouve passionnants. C’est très agréable de lire un livre de cette qualité.

Néanmoins, je me suis un peu lassée au ¾ du roman, avant d’apprécier de nouveau ma lecture, et d’être réellement très émue par la fin.


Désormais, il ne me reste plus qu’à voir le film de Spielberg que je n’ai pas vu, aussi étrange que cela puisse paraitre (et c’était tant mieux pour ma lecture).



J’ai lu ce livre dans le cadre de mon challenge personnel les 1001 livres qu’il faut avoir lu dans sa vie.

samedi 5 janvier 2013

1984 – George Orwell





«De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance. Seule comptait la Police de la Pensée.»


Mon avis :

Au rayon des romans classiques incontournables, « 1984 » possède sans aucun doute une place de choix (d’ailleurs il fait parti des 1001 livres qu’il faut avoir lu dans sa vie). J’avais beaucoup entendu parler de ce roman par des lecteurs lambda, et l’avis était assez unanime : une révélation.

Du coup, j’attendais beaucoup de ce classique, peut être un peu trop, d’autant plus que je suis plus particulièrement intéressée par le genre dystopique depuis quelque temps, et qu’il me pressait de découvrir l’œuvre ultime du genre.

Au final, je sors de cette lecture avec un avis mitigé, mais également avec le sentiment d’avoir effectivement lu un chef d’œuvre qui restera ancré quelque part au fond de ma mémoire. Mon avis est mitigé pour la simple raison que je n’ai pas pleinement apprécié ma lecture, je n’ai pas été passionnée par l’histoire, je ne me suis pas intéressée plus que cela aux personnages. Je suis restée très en retrait en fait, plus spectatrice que lectrice (Coline is watching you).

Tout cela tient surtout du fait que je n’ai pas eu tant l’impression que ça de lire de la fiction, et c’est là, en réalité que l’œuvre prend sa dimension. J’avais davantage l’impression de lire la description réelle du fonctionnement d’un pays totalitaire actuel, ou ayant existé récemment, puisque finalement, même si ce qui est décrit est terrifiant, ça n’en est pas pour autant inimaginable et improbable (ce qui rend la chose d’autant plus terrifiante).

Il y a dans ce roman différents points qui sont vraiment intéressants, notamment la manière dont le passé est réécrit pour être au fur et à mesure oublié, afin d’asseoir toujours autant le pouvoir en place. Tout ce qui concerne également le traitement du langage, et sa simplification à l’extrême avec pour but final ne plus avoir assez de vocabulaire pour pouvoir penser librement, c’est également très bien décrit, et très subtile. Il y a également certaines analyses intéressantes sur la guerre.

Cette lecture a eu d’autant plus de l’impact sur moi que j’ai récemment eu des conversations un peu (beaucoup) tendues sur des questions de conformismes, de normes, et de liberté(s), et que cette lecture a sûrement confirmer certaines de mes convictions.

Une œuvre qui ne m’a pas passionnée du tout donc, mais qui m’a fait réfléchir, et qui est effectivement un incontournable pour la culture, mais également pour la réflexion.


mardi 14 août 2012

Kafka sur le rivage – Haruki Murakami




Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. Nakata, vieil homme simple d'esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse. Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d'autres choses encore. Avant de voir leur destin converger inexorablement et de découvrir leur propre vérité.


Voici un autre roman dont j’avais beaucoup entendu parler, mais qui est resté un moment dans ma PAL car je n’arrivais pas à me lancer. En effet, honnêtement, j’ai du mal avec les très gros romans, j’ai toujours du mal à me motiver pour les lire, car j’ai peur de rester longtemps bloquée avec. C’est d’autant plus idiot qu’en général je préfère les histoires des gros livres, car on passe plus de temps avec les personnages.
Finalement, j’ai lu ce roman assez rapidement car le style de l’auteur est très fluide bien que très travaillé. Cependant, ce n’est pas un livre qui se dévore, à de nombreuses reprises, j’ai été obligé de faire des pauses au bout de 35 pages, afin de digérer ce que je venais de lire, car il y a de nombreux sujets de réflexions. De plus, il y a deux narrateurs, et clairement, l’histoire de l’un d’entre eux m’a assez passionné, tandis que l’autre m’a rapidement lassé. Il y a même un chapitre qui m’a vraiment repoussé, et qui aurait pu valoir que j’abandonne ma lecture !
J’ai alterné durant ma lecture deux sensations : l’ennui et la passion. Il y avait donc des moments où je me disais que j’allais finalement basculer dans la passion, et que j’allais adorer ce roman… mais finalement non, la fin ne m’a pas séduite, loin de là, les dernières 100 pages ne m’ont pas plu, j’ai eu du mal à aller jusqu’au bout car j’avais compris que je n’allais pas apprécier le dénouement. En fait, ce qui m’a déplu, c’est l’aspect onirique du roman, je pense que je suis quelqu’un d’un peu terre à terre, donc toute cette dimension un peu particulière, très métaphorique, ne m’a pas permis de vraiment entrer dans le roman, je suis restée distante, ce que je trouve dommage. Mais c’est amusant, car finalement cette lecture m’a permis d’apprendre cela sur moi, un aspect de ma personnalité dont je ne me doutais pas vraiment.

Je suis malgré tout très contente d’enfin avoir lu un Murakami, sachant que j’ai le tome 1 de 1Q83 dans ma PAL également, mais qu’il risque d’attendre un peu !

Cette lecture vient compléter mon challenge contemporain livraddict ainsi que mon challenge personnel 1001 livres qu’il faut avoir lu dans sa vie.

lundi 30 juillet 2012

Le Diable au corps de Raymond Radiguet




Mon Avis
Voici un livre que j’avais à peine commencé il y a 8 ans, juste avant de quitter la maison familiale pour débuter ma vie étudiante, et j’avais oublié mon livre sur ma table de nuit. Ensuite, je n’avais pas eu l’occasion de m’y remettre, ayant des lectures bien plus prioritaire. Finalement, j’ai décidé de retenter ma chance avec ce roman et je pensais que cette lecture serait un coup de cœur : une histoire d’amour interdite inspirée de la vie de l’auteur, un roman d’apprentissage, sur fond de guerre 14-18.
En réalité, je n’ai pas trop accroché à cette lecture car je n’ai pas cru à cette histoire d’amour. Cela peut sembler étrange puisqu’il s’agit de l’histoire de l’auteur lui-même, mais je n’ai pas vraiment ressenti l’histoire d’amour. Le narrateur a 16 ans, mais il analyse plus qu’il ne vit cette relation, ce qui aurait pu être intéressant également, mais j’ai eu beaucoup de mal avec son point de vu, je ne vois pas la vie de la même manière, et je n’ai pas été capable d’adopter son point de vu. J’avais parfois l’impression qu’en ce qui concernait le narrateur, il s’agissait d’avantage d’une expérience scientifique que d’une véritable passion amoureuse. J’ai même eu le sentiment qu’il y avait beaucoup de prétention dans ces écrits, d’autant plus qu’il est difficile de faire la différente entre le narrateur et l’auteur, tellement l’histoire est similaire à la vie personnelle de l’auteur. En réalité, j’ai trouvé que tout cela manquait de romanesque, de passion, alors que le titre lui-même semble en promettre. Mais je préfère me dire que je n’ai pas du comprendre, simplement, que je suis passée à côté, qu’il faut sûrement prendre ce roman comme un témoignage, et que je ne l’ai pas lu sous le bon angle.
En tout cas une chose est sûre, j’ai eu beaucoup de peine pour le personnage de Marthe, et pour la condition des femmes à cette époque.

Bonus : voici un nouveau roman lu dans le cadre de mon challenge personnel « 1001 livre qu’il faut avoir lu dans sa vie ».


dimanche 29 juillet 2012

Chocolat Amer de Laura Esquivel



Quatrième de couverture
Dans le Mexique du début du siècle, en pleine tempête révolutionnaire, Tita, éperdument éprise de Pedro, brave les interdits pour vivre une impossible passion. À cette intrigue empruntée à la littérature sentimentale, Laura Esquivel mêle des recettes de cuisine. Car Tita possède d'étranges talents culinaires : ses cailles aux pétales de roses ont un effet aphrodisiaque, ses gâteaux un pouvoir destructeur. L'amour de la vie est exalté dans ces pages d'un style joyeux et tendre, dont le réalisme magique renvoie aux grandes oeuvres de la littérature latino-américaine. Chocolat amer, adapté en film sous le titre Les épices de la passion, s'est vendu à plus de quatre millions d'exemplaires dans le monde.

Mon Avis
Voici un roman original. Chaque chapitre correspond en réalité à une recette de cuisine, qui semble être l’occasion de faire une digression et d’aborder l’histoire d’amour qui lie Tita et Pedro. Il se trouve d’ailleurs que Tita a des talents certains de cuisinière, et ses plats ont des effets bien particuliers sur ceux qui les ingurgitent… vraiment particuliers !
Si au début j’ai été séduite par l’originalité du concept, et par le style de l’auteur, au bout d’un moment, j’ai commencé à me lasser. C’est un joli roman, avec une jolie histoire, joliment racontée, mais heureusement que ça ne dure pas trop longtemps, car ce qui séduit au début finit par lasser à la longue, notamment finalement les différentes étapes des recettes de cuisine.
Néanmoins, j’ai aimé ce roman (je sais, vu ce que j’en dis, ce n’est pas évident), car j’ai aimé être plongé dans ce Mexique, dans ces vieilles tradition un peu archaïque, dans cet univers un peu emprunt de magie (bien que ce ne soit pas ma tasse de thé d’habitude).
Je conseille donc cette lecture, rien que pour son originalité et parce que cela change un peu de lire de la littérature mexicaine, mais cela reste une lecture sans plus malgré tout.

Bonus : il s’agit d’un livre lu dans le cadre de  mon challenge personnel « 1001 livres qu’il faut avoir lu dans sa vie ».